La candidature d’Antonio Souaré à la présidence de la FEGUIFOOT ressemble à un pari désespéré. Autrefois soutenu par le G47 et son grand allié, le CIK de Mathurin Bangoura, il est aujourd’hui lâché par tous. Ce désaveu massif le place dans une situation d’isolement total : seul contre tous, sans relais crédibles dans la famille du football.
1. LACHÉ PAR LE G47 ET LE CIK
Le G47 et le CIK, qui constituaient ses piliers stratégiques, ont pris leurs distances. Dans un environnement où les alliances sont vitales pour peser, Antonio Souaré apparaît désormais comme un candidat solitaire, incapable de bâtir une coalition. Même ses anciens alliés refusent de cautionner son retour, signe que son influence s’est effondrée.
2. CONSENSUS IMPOSSIBLE
Dans l’hypothèse d’une liste consensuelle, qui voudra collaborer avec lui ? Ses appels du pied au gouvernement trahissent une fragilité : incapable de rallier les acteurs du football, il cherche un appui politique. Mais cette stratégie opportuniste révèle surtout son absence d’affinités avec les autres dirigeants sportifs. Ses adversaires dénoncent une manœuvre de manipulation, loin de l’esprit de rassemblement que réclame la FEGUIFOOT.
3. LE SPECTRE DE LA GABEGIE FINANCIERE
Au‑delà des alliances, c’est son bilan catastrophique qui revient au centre des critiques. Lors de sa précédente gestion, il aurait dilapidé près de 11 millions de dollars, sans aucune réalisation tangible. Pas de compétitions structurées, pas de développement durable, mais une gestion opaque qui a laissé des cicatrices profondes. La crainte est grande de voir revenir les mêmes pratiques de gaspillage et de désordre financier.
LA SAGESSE DES GRANDS HOMMES
Pour la paix et le développement du football guinéen, Antonio Souaré doit suivre l’exemple de Mathurin Bangoura, Bouba Sampil et KPC, qui ont choisi de se retirer et de laisser la nouvelle génération gérer la FGF. La dignité et la sagesse voudraient qu’il accepte que le football peut avancer sans lui.
UNE CANDIDATURE QUI INQUIETE
Entre isolement, consensus improbable et un bilan marqué par la gabegie, Antonio Souaré apparaît comme un candidat fragile et contesté. Sa prétendue indispensable présence est démentie par les faits : le football guinéen peut avancer sans lui. Après la FGF, la vie continue — mais sans Antonio Souaré.







