À l’approche des échéances électorales cruciales pour la présidence de la Fédération Guinéenne de Football (FGF), la course au fauteuil exécutif prend une tournure décisive. Sur le terrain, une ligne de fracture nette se dessine entre deux méthodes : la sérénité des stratèges aguerris d’un côté, et l’agitation médiatique de l’outsider de l’autre.
La séduction par l’humilité et la discrétion:
Rencontrer Mamady Doumbouya laisse rarement indifférent. C’est le sentiment unanime qui se dégage des échanges avec les membres statutaires. Sa simplicité, son humilité et sa sobriété tranchent nettement avec les habitudes politiciennes.
Ceux qui ont eu l’occasion de s’entretenir avec lui soulignent son sens aigu du respect et de l’écoute. Fidèle à une ligne de conduite rigoureuse, il ne met jamais en avant ses propres réalisations ni les soutiens qu’il a pu apporter aux uns et aux autres. Une posture d’effacement personnel qui force l’admiration des acteurs du football guinéen.
Antonio Souaré : L’expérience et la sérénité d’un grand connaisseur:
Face à lui, un autre poids lourd s’avance sereinement, Antonio Souaré. Fin connaisseur du milieu sportif et des rouages du football national et continental, l’ancien dirigeant mène une campagne méthodique et posée.
Tout porte à croire que le véritable choc pour le fauteuil de la FGF se jouera entre Mamady Doumbouya et Antonio Souaré. Ces deux candidats partagent une approche similaire de la gouvernance : ils se sont entourés d’experts et de fins connaisseurs du ballon rond qui travaillent dans l’ombre, avec efficacité et sans faire de bruit inutile.
“Lilou” : Le gaspillage du “tintamarre” et les railleries du milieu
À l’opposé de ce travail de fond, la méthode d’Ibrahim Kalil Kaba, surnommé “Lilou”, produit un rejet grandissant auprès des électeurs statutaires. Multipliant les meetings politiques à l’intérieur du pays, l’outsider préfère monter sur tous les toits pour étaler publiquement ce qu’il prétend avoir fait pour Paul, Pierre ou Jacques.
Plusieurs dirigeants dénoncent une attitude perçue comme arrogante. On lui reproche de couper systématiquement la parole à ses interlocuteurs, de rappeler avec insistance les montants financiers versés à telle ou telle personne, et d’égrener continuellement les postes occupés sous le régime d’Alpha Condé.
Un président de club ironise d’ailleurs ouvertement sur ses prétentions : “À l’en entendre parler, Lilou n’est pas venu présenter un projet pour notre football, il est venu réclamer ses factures ! Si tu l’écoutes, on dirait qu’il a géré à lui seul toute une fédération, qu’il a tout vu et tout vécu. Lilou doit retourner faire de la politique et laisser notre football tranquille.”
Un duel de tactique et de respect pour le sommet de la FGF:
Pendant que “Lilou” s’épuise dans la surenchère verbale, le décompte de ses prétendues bienfaisances et la mise en scène personnelle, Mamady Doumbouya et Antonio Souaré consolident leurs positions dans le respect et la diplomatie auprès des membres statutaires.
Le sprint final pour la présidence de la FGF s’annonce désormais comme un duel de haute stratégie entre Mamady Doumbouya et Antonio Souaré. Une confrontation où la maîtrise du terrain, le respect des acteurs et le travail discret de leurs équipes respectives feront toute la différence face au bruit de l’agitation extérieure.





